Institut Marcel Liebman

Institut Marcel Liebman

L'Institut Marcel Liebman a pour but de contribuer de manière générale à l'étude du mouvement socialiste et de la pensée de gauche. Il entend promouvoir une réflexion critique sur les pratiques des mouvements sociaux et un éclairage des enjeux politiques actuels par l'histoire.

La critique est difficile et la contestation aussi. C'est pour cela que les contestataires, infiniment moins nombreux que les conformistes, ne courent pas les rues.
Marcel Liebman
Renseignements :
Tél. (02) 650 33 86 - This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it - www.institutliebman.be

Soutien à Ken Loach et à l'ULB

«Un procès en sorcellerie»

2017-2018 est, à l’ULB, l’Année des diversités. Un choix éthique clair face à la démultiplication des discriminations et des sectarismes, des exclusions et des fanatismes.

Il s’est exprimé aussi dans la désignation des quatre personnalités auxquelles seront remis les insignes de docteur honoris causa de l’Université : Siegi Hirsch, Ahmet Insel, Ken Loach et Christiane Taubira. Leur désignation exprime quatre volets différents d’un engagement constant contre l’injustice sociale et les discriminations, pour l’ouverture à l’autre à travers une solidarité sans frontières et sans rivages.

Depuis quelques semaines, une campagne de jour en jour plus violente a été lancée contre le choix du cinéaste britannique et ses promoteurs n’hésitent pas à parler de « la face hideuse » de Ken Loach et de « l’ignominie » de l’ULB. Leurs vraies raisons sont – assez malhabilement – déniées et ils invoquent en revanche des accusations d’antisémitisme et de négationnisme qui ne résistent pas à l’examen.

La première accusation porte sur une affaire vieille de plus de trente ans : la mise en scène par Loach en 1987 d’une pièce de théâtre du dramaturge socialiste Jim Allen Perdition. Cette pièce fut à l’époque déprogrammée avant la première . Elle était inspirée de l’affaire Kastner qui eut un énorme retentissement en Israël dans les années 50. Rudolf Kastner, importante personnalité du parti travailliste Mapai, fit l’objet d’une campagne de dénonciations pour son rôle dans les négociations avec Eichmann et l’extermination des juifs hongrois au commencement de 1944. Après avoir été condamné en première instance par un tribunal israélien, il fut assassiné par un militant d’extrême-droite en 1957 puis innocenté par la Cour suprême d’Israël l’année suivante. Les accusateurs de Loach présentent l’affaire comme si ce jugement avait définitivement établi la vérité historique sur cette affaire et que c’était pure malignité antisémite de l’avoir ultérieurement exhumée Or il n’en est rien, la controverse, portant tant sur les faits que sur leur évaluation morale et politique, a été maintes fois relancée, notamment lors de la publication du livre Perfidy (1961) de Ben Hecht, important écrivain et scénariste juif américain et sioniste, dont il semble que Jim Allen se soit inspiré pour écrire sa pièce. Quoi qu’il en soit, Ken Loach n’en est pas l’auteur et ce qu’il dit de l’affaire Kastner dans son interview à la revue Ballast en octobre 2017, correspond, quasiment mot pour mot, à ce que disait de « l’étrange M. Kastner » la philosophe Hannah Arendt dans son célèbre livre Eichmann à Jérusalem. Va-t-on à nouveau accuser cette dernière d’être antisémite ?

La deuxième accusation, reprise d’un article de The Guardian en septembre 2017, serait d’avoir donné une « légitimité fallacieuse » à la négation de l’Holocauste dans une interview à la BBC. Loach s’était certes alors exprimé avec confusion et maladresse mais, sur le fond, pourquoi passer sous silence huit mois plus tard la mise au point limpide qu’il avait adressée à ce journal : « Dans [cette] interview à la BBC, j’ai été interrogé à propos d’un discours que je n’avais pas entendu et dont je ne savais rien. Ma réponse a été sollicitée pour suggérer que je pensais qu’il était acceptable de questionner la réalité de l’Holocauste. Je ne le pense pas. L’Holocauste est un événement historique aussi réel que la guerre mondiale elle-même et ne doit pas être mise en doute. Selon les mots de Primo Levi : « Ceux qui nient l’Holocauste sont prêts à le refaire ». Les premières images horribles que j’ai vues à l’âge de neuf ans sont gravées dans ma mémoire comme c’est le cas pour toute ma génération. Je connais l’histoire de la négation de l’Holocauste, sa place dans la politique de l’extrême-droite et le rôle de gens comme David Irving . Insinuer que je pourrais avoir quelque chose en commun avec eux est méprisable. Un simple coup de téléphone aurait permis de clarifier ma position » .

Ces deux seules « pièces » des infamantes accusations d’antisémitisme et de négationnisme portées contre Ken Loach apparaissent dès lors comme un simple écran de fumée. Les vrais mobiles sont ailleurs : dans les engagements militants de Ken Loach en faveur de la cause palestinienne et au sein de la gauche travailliste, au côté de l’actuel leader du Labour, Jeremy Corbyn.

Dans un mouvement de dénégation indignée presque comique, les critiques de l’ULB rejettent l’idée que la question palestinienne intervienne ici le moins du monde. Même l’adhésion à la campagne BDS semble soudain trouver grâce à leurs yeux. Prenons en acte…

La situation politique en Grande-Bretagne, elle, est présentée sous un prisme grossièrement déformé, comme s’il s’agissait d’une vérité d’évidence que le Labour Party se trouvât submergé par l’antisémitisme, avec la complicité plus ou moins active de Jeremy Corbyn et sous les applaudissements de Ken Loach. Rappelons que depuis l’élection de Corbyn à sa tête à l’été 2015, le Labour a connu un essor spectaculaire, en adoptant une plate-forme résolument à gauche, en attirant de centaines de milliers de nouveaux adhérents, en s’affirmant comme la plus importante force dynamique et novatrice de la gauche européenne aujourd’hui. Pour ces raisons, il est l’objet d’une campagne incessante d’insultes et de diffamation. Pour qui suit l’actualité politique britannique, il ressort que les adversaires de Corbyn font flèche absolument de tout bois. Leur (provisoirement) dernière trouvaille a consisté à lui attribuer la responsabilité des manifestations marginales d’antisémitisme au sein du Labour et des trop nombreux exemples de cécité, d’indifférence ou de complaisance à leur égard. Une chose est d’estimer, comme Corbyn l’a souligné lui-même, qu’il faut absolument mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour extirper toute forme de complaisance envers l’antisémitisme, autre chose est de s’associer à une campagne politique dirigée contre la gauche par des politiciens conservateurs, de vieux chevaux blairistes sur le retour et le Daily Mail , ce champion toutes catégories du racisme et de la xénophobie.

Il y a bien longtemps que de fausses accusations d’antisémitisme ont été instrumentalisées par rapport aux enjeux israélo-palestiniens. Cela devient visiblement aussi une arme pour chercher à discréditer la gauche européenne.

Tout cela étant dit, les engagements de Ken Loach par rapport à la Palestine ou à la politique britannique ne sont en rien intervenus dans le choix de l’ULB de lui décerner un honoris causa. Elle l’a fait pour honorer la personnalité qui a produit une telle œuvre cinématographique exceptionnelle et l’ode à la diversité qui la traverse

Il faudrait que les détracteurs qui l’accusent de « haine obsessionnelle » à l’encontre des juifs expliquent comment il peut se faire qu’on n’en trouve pas la moindre trace dans les dizaines de films qu’il a réalisés. Toute son œuvre est au contraire un hymne à la solidarité et à la fraternité sociales et internationales, à l’esprit de lutte contre toutes les formes d’oppression et pour la justice sociale, à l’image du juif Sam Shapiro, l’attachant militant syndical du film Bread and Roses.

Bienvenue à l’ULB, Ken.


Signataires : Mateo ALALUF (Professeur honoraire à l’ULB), Bernard BELLEFROID (cinéaste), Joëlle BAUMERDER (Directrice de la Maison du Livre), Marta BERGMAN (cinéaste), Stéphane BISSOT (comédienne), Francine BOLLE (Maître de conférences à l'ULB, Institut Marcel Liebman) ; Jacques-Henri BRONCKAERT (producteur), Jacques BUDE (Professeur émérite de l'ULB), Walter BURNIAT (ancien Chef de Clinique Adjoint des Hôpitaux Universitaires de l'ULB), Catherine CHRISTOPHE (ancien Chef de Service de Radiologie de l’HUDERF), Jean DELVAL (Comédien et éditeur), Didier DEVRIESE (Conservateur des Archives de l'ULB), Vanja D’ALCANTARA (cinéaste), Fabrice DU WELZ (cinéaste), Henri EISENDRATH (Professeur de la VUB), Frédéric FONTEYNE (cinéaste), Pierre GILLIS (Professeur honoraire à l’Université de Mons), Anne GREGOIRE (Professeure honoraire à la Faculté de Médecine de l'ULB), Claire GREGOIRE (Professeure honoraire de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'ULB), Simon GRONOWSKI (Avocat), Laurent GROSS (Professeur à l’INSAS), Anne HERSCOVICI (Conseillère CPAS d’Ixelles), Heinz HURWITZ (Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de l’ULB), Joachim LAFOSSE (cinéaste), Alain LAPIOWER (Président de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique), Hugues LE PAIGE (journaliste), Pierre MARAGE (Professeur émérite et ancien Doyen de la Faculté des Sciences de l’ULB), Olivier MASSET-DEPASSE (cinéaste), Danièle MEULDERS (Professeure honoraire à l’ULB), Anne MORELLI (Professeure de l'ULB), Jean MOULIN (Dr en Sciences physique ​ULB, Conseiller général honoraire de la Politique scientifique fédérale (BELSPO) David MURGIA (comédien), Robert PLASMAN (Professeur honoraire à l’ULB), Samuel TILMAN (cinéaste), Esther VAMOS (Professeure émérite à la Faculté de médecine de l’ULB), Jaco VAN DORMAEL (cinéaste), Jean VOGEL (Président de l’Institut Marcel Liebman)

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« Refaire Mai 68 ? Héritages et actualité »

Conférences-débats – projections - exposition

2, 7 et 8 mai 2018, Université libre de Bruxelles, campus du Solbosch

Mercredi 2 mai, à 18h : Projection-débat et vernissage de l’exposition (bât NB, local VIS-2)

-      Projection de « Libre examen 68 » (Luc de Heusch), présenté par Muriel Andrin (ULB) et Pierre Petit (ULB), avec le concours de la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Fondation Henri-Storck.

-      Débat sur le film animé par Eddy Caekelberghs

-      Vernissage de l'exposition du Département des Bibliothèques et de l’Information scientifique.

Lundi 7 mai, à 18h : Soirée d’ouverture (Auditoire DC2.223, Avenue Depage)

  • Introduction générale « Refaire Mai 68 ? Héritages et actualité » par Sophie Béroud (Université Lumière Lyon-2 – Triangle)
  • Projection films - « Grands soirs et petits matins » de William Klein + « Reprise aux usines Wonder » (9 minutes)

Mardi 8 mai, de 9h à 19h : Conférences et tables rondes – Grand Hall du Bâtiment A

→ 9-10H30 : « Fragments d’une histoire »

-          Paul Goossens (Journaliste, leader étudiant au moment de l’ « Affaire de Louvain » en 66 ), « Le Mai 68 à Louvain » ;

-          Rik Hemmerijckx (Historien, Conservateur Musée Emile Verhaeren) « Mai 68 et les luttes ouvrières en Belgique » ;

-          Serge Govaert (Administrateur au CRISP, auteur de « Mai 68. C’était au temps où Bruxelles contestait »)  « Mai 68 en Belgique : le monde des artistes et des écoles d’art »

→ 11H–12H30 : « Mai 68 : Quelles ruptures ? Quels héritages ? » avec Valérie Piette (luttes des femmes), Mateo Alaluf (évolution du salariat), Marie-Thérèse Coenen (éducation permanente et liens universités-syndicats), Herwig Lerouge (impact politique)

→ 14H-15H30 : « Sens et contre-sens »

- Judith Revel (Université Nanterre, Paris) « La récupération néo-libérale de Mai 68 »

- Cécile Vanderpeelen (ULB, CIERL-MMC) « Contribution à une histoire matérielle : Mai 68 raconté par les objets »

→ 15H45-17H15 : « Des témoins racontent » – Table ronde avec Marco Abramowicz, Hugues Le Paige, Maxime Tondeur, Nine Muret. Modération : Claire Billen.

→ 17H15-18H45 : « Quels héritages de Mai 68 pour les organisations étudiantes aujourd’hui ? » - Table ronde avec un.e représentant.e de chaque organisation étudiante présente à l'ULB (USE, COMAC, EGA, ECOLO-J, BEA, Cercle féministe). Modération : Librex

Informations pratiques

PAF : accès libre

Contact : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it – 0032(0)2/650.33.86

Site internet : http://chsg.ulb.ac.be/

Evènement facebook

 

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CHAIRE MARCEL LIEBMAN

 

50 ANS APRES MAI 68

Retour sur une histoire qui reste à explorer

HENRI REY

Directeur de recherche au Cevipof – Sciences po, Paris

19 au 22 mars 2018

de 18h à 20h.

50 ans après les mouvements de 1968, retour sur quelques pages  d’une histoire qui reste encore à explorer

 

ULB - Campus du Solbosch

Lundi 19 mars  18h30 : Auditoire Ua2. 114 :

Cinquième commémoration décennale, un passé qui ne passe pas tout à fait.

Les faits, les interprétations.

Mardi 20 mars 18h : Auditoire H 1301

Des scènes multiples , des révoltes planétaires.

Quand commence et quand finit 68, un calendrier changeant selon les pays.

Une conjoncture internationale exceptionnelle, réalités et illusions d’un monde en mouvement.

Mercredi 21 mars 18h : Auditoire H 1301

L’usine, l’université, la rue.

Ouvriers et étudiants, grève ou révolution. Les utopies de 68, quelle révolution ?

Jeudi 22 mars 18h : Auditoire H 1301

Des vies ultérieures ? Lesquelles ?

Les legs disputés de 68 : accélération de la modernisation des mœurs, recul de l’obscurantisme, libéralisme culturel et/ou progrès de l’individualisme.

 

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Parution d’un livre inédit de Marcel Liebman aux éditions SAMSA.

« Destin de la social-démocratie belge »

 

Introduit par Mateo Alaluf, cet ouvrage est consacré aux évolutions du socialisme en Belgique tout au long du XXe siècle.

Il représente à la fois une continuation du  grand ouvrage historique de Marcel Liebman « Les socialistes belges 1886-1914 » et une investigation sur le devenir du socialisme, ses résultats, ses difficultés, ses crises et ses impasses.

A l’occasion de sa présentation, un débat aura lieu à la

MAISON DU LIVRE DE SAINT GILLES, 24 rue de Rome – 1060

VENDREDI 2 MARS 2018, A 19h30

Entre Paul MAGNETTE, Bourgmestre de Charleroi, auteur de « La gauche ne meurt jamais »

&

Fabian ESCALONA, politologue, auteur de « La social-démocratie, entre crises et mutations »

 

Du 2 au 4 novembre 2017 !! Colloque international “1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe”

Posted on 06/28/2017

PROGRAMME (Télécharger en pdf ici)

Jeudi 2 novembre 2017 : Séance d’ouverture

16h : Accueil des participants
16h30 : Discours introductifs par Alexander Rabinowitch (Indiana University) : « The Bolsheviks Come to Power Revisited : Centennial Reflections » et Enzo Traverso (Cornell University) : « Entre utopie et mélancolie: le siècle des révolutions »
18h30 : Soirée festive – Chorale Brecht-Eisler de Bruxelles

Vendredi 3 novembre 2017

8h30 : Accueil des participants
9h00 – 11h : Panel 1 – Nouvelles approches historiennes : La révolution russe vue d’en bas (Partie I)

  • Eric Aunoble (Université de Genève) : « Des parcours plébéiens dans la révolution, de l’utopie à la bureaucratie»
  • David Mandel (UQAM) : « The Legacy of the October Revolution»

11h – 11h15 : Pause-café
11h15 – 13h15 : Panel 2 – Nouvelles approches historiennes : La révolution russe vue d’en bas (Partie II)

  • Simon Pirani (Oxford Institute of Energy Studies) : « Workers and the Soviet state : lessons from the 1920»
  • Jeffrey Rossman (University of Virginia) : « What Did Russian Workers Want? Interpreting 1917 from the Perspective of the Stalinist 1930s»

13h15 – 14h : Pause-déjeuner
14h00 – 16h : Panel 3 – Actualité de la révolution russe

  • Jean-Jacques Marie (CEMTRI) : « La révolution russe relève-t-elle d’un passé révolu ou appartient-elle toujours au présent ?»
  • Kevin Morgan (University of Manchester) : « From Lenin to Leninism, and the cult of the individual»

16h – 16h15 : Pause-café
16h15 – 18h15 : Panel 4 – Influence de la révolution russe sur les mouvements ouvriers

  • Samia Beziou (CHSG) : « Les soviets vus de Belgique, des tranchées à L’Exploité »
  • Francine Bolle (ULB) : « La réception et l’influence de la révolution russe dans les milieux syndicaux en Belgique pendant la période de l’Entre-deux-Guerres »
  • Stefanie Prezioso (Université de Lausanne) : « Italie : les quatre années rouges»

Samedi 4 novembre 2017

8h30 : Accueil des participants
9h00 – 11h15 : Panel 5 – Influence de la révolution russe sur les mouvements nationaux et anticoloniaux

  • Hanna Perekhoda (Université de Lausanne) : « Quelle révolution pour un peuple opprimé ? Débats et combats en Ukraine révolutionnaire (1917 – 1922) »
  • Matthieu Renault (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) : « Traduire la révolution en Orient (1919-1924»

11h15 – 11h30 : Pause-café
11h30 – 13h15 : Panel 6 – Utopies portées par la révolution russe

  • Laure Després (Université de Nantes), « Le Communisme de guerre, entre stratégie désespérée et utopie anti-chrématistique »
  • Fabien Bellat (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles) : « Bâtir l’utopie : les villes neuves soviétiques»
  • Laurence Roudart (ULB) : « La question agraire à l’épreuve de la Révolution russe »

13h15 – 14h : Pause-déjeuner
14h- 16h : Panel 7 – Contre-culture dans la révolution russe (arts – cinéma)

  • Patrick Leboutte (INSAS) : « Pour un cinéma libre de droit et propriété de tous : du ciné-train à l’expérience collective des groupes Medvedkine »
  • Thierry Odeyn (INSAS)
  • Lionel Richard (Université de Picardie Jules-Verne) : « Les producteurs artistiques en mouvement – initiatives européennes en opposition à la culture dite “bourgeoise »

16h – 16h15 : Pause-café
16h15-18h00 Panel 8 – La vie nouvelle (condition de la femme, pédagogie, « vie nouvelle »)

  • Mario Alessandro Curletto (Università degli Studi de Genova) : « Du
    football bourgeois au football soviétique
    »
  • Louise Gotovitch (enseignante) : « Makarenko pour une pédagogie révolutionnaire»
  • Cyliane Guinot (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne) : « La naissance de la ‘Femme Rouge’ : discours et expériences en Russie post-révolutionnaire»

18h-18h30 : Séance de clôture du colloque

INFORMATIONS PRATIQUES ET INSCRIPTIONS

COLLOQUE ORGANISÉ PAR :

  • Carcob – Centre des Archives du Communisme en Belgique
  • Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (ULB)
  • Formation Léon Lesoil
  • Institut Marcel Liebman

AVEC LE SOUTIEN DE :

  • Association des amis de Jost Steiger (Lausanne)
  • Faculté de Philosophie et Sciences Sociales de l’ULB
  • FGTB fédérale
  • Fonds national de la Recherche scientifique (FNRS)
  • Université populaire de Bruxelles

 

 

 

 

CHAIRE Marcel LIEBMAN
2017
Ahmet INSEL
Professeur émérite
Université de Galatasaray (Istanbul)
Auteur de La nouvelle Turquie d’Erdogan
Editorialiste au journal Cumhuriyet

LA SOCIÉTÉ TURQUE
ET SES DÉMONS AUTORITAIRES

 

4 leçons thématiques
du 6 au 9 mars
de 18h à 20h


Lundi 6 mars : Auditoire K.105 (La Fontaine)

Mardi 7 mars : Auditoire K.105 (La Fontaine)

Mercredi 8 mars : Auditoire H.1.301

Jeudi 9 mars : Auditoire UD2.218A

Adresse: ULB, campus du Solbosch


 

 

 

Représentation théâtrale de « Liebman renégat », jeudi 16 février 2017 à 20h, auditoire Paul-Emile Janson, entrée gratuite

 

 

 

« LIEBMAN RENEGAT »
Les étudiants étaient tous curieux, souvent enthousiastes, parfois hostiles mais jamais indifférents. La science politique, dans les cours de Liebman, n’était pas une litanie « objective » mais poussait les étudiants à réfléchir. Ils étaient tous perturbés dans leur prudence et leur quiétude. Pour des générations d’étudiants, le Janson avec Liebman, aujourd’hui encore, 30 ans après sa mort, demeure le souvenir marquant de leur passage à l’ULB.

Son fils Riton, devenu acteur, dramaturge et réalisateur, fait revivre sur scène son père à l’ombre de qui il a vécu et qu’il adore.  Ce père issu d’une famille juive conservatrice et austère qui fut un enfant juif caché pendant la guerre, dont le frère ainé disparut dans les camps, et qui devint, après un séjour à la London School of Economics, un homme de gauche, solidaire du peuple palestinien, ce qui lui valut d’être traité de “renégat”.
Riton Liebman a reçu le prix du Meilleur auteur aux Prix de la Critique 2015.

L’ULB a tenu à rendre hommage, 30 ans après son décès, à Marcel Liebman en proposant cette représentation unique qui se tiendra dans l’auditoire Paul-Emile Janson où le professeur dispensait ses cours.

JEUDI 16 FEVRIER A 20H

AUDITOIRE PAUL EMILE JANSON (avenue Franklin Roosevelt)

Entrée GRATUITE

 

 

 

 

 

Jeudi 24 novembre 2016

 

Matthieu Renault

Décoloniser la révolution avec C.L.R. James ou que faire de l'eurocentrisme

Jeudi 24/11/2016 à 20h

ULB Campus du Solbosch Auditoire H1301

 

 

Jeudi 10 novembre 2016

 

Marc Poncelet

Les sciences coloniales en Belgique et leurs avatars

Jeudi 10/11/2016 à 20h

ULB Campus du Solbosch Auditoire H2215

 

Jeudi 20 octobre 2016

 

Ludo De Witte

Jean Omasombo

Patrice Lumumba,

Vie, mort, seconde vie

 

 

Jeudi 20/10/2016 à 20h

ULB Campus du Solbosch Auditoire UD 218A

 

UN NOUVEAU  LIVRE DE MARCEL LIEBMAN

FIGURES DE L'ANTISEMITISME

Textes choisis et présentés
par Jean Vogel

Le livre comprend l’ensemble
des textes consacrés par Marcel
Liebman aux différentes formes
de l’antisémitisme, ainsi que
leurs manifestations dans l’histoire
et dans la société contemporaine.
Sont abordées successivement
les relations entre l’antisémitisme
et le fascisme, la catholicisme, le
communisme et le sionisme.

Marcel Liebman avait notamment
prédit que la poursuite de la
politique israélienne à l’égard des
Palestiniens finirait par alimenter
de nouveaux développements de
l’antisémitisme au niveau international.
Dans son introduction, Jean Vogel
confronte les enseignements
de Liebman à la situation actuelle.

Editions ADEN - 20€

Commandez ce livre

 


Une conférence de

Rony BRAUMAN

à l'occasion de la publication de son ouvrage:

Humanitaire, diplomatie
et droits de l'homme

Le mercredi 12 mai 2010 à 20 h.
Campus du Solbosch - Auditoire 2215

 

Rony Brauman, membre actif de Médecins Sans Frontières depuis plus de trente ans, est acteur et observateur de l’installation du discours humanitaire dans la sphère politique et les relations internationales. Partisan de l’ingérence sous sa forme pacifique à l’époque de la guerre froide, il en devient un critique constant lorsque celle-ci se transforme en justification d’invasions armées.

Au fil des articles et entretiens rassemblés dans cet ouvrage, de la santé aux droits de l’homme et de la « guerre juste » aux usages de la mémoire, une réflexion de praticien sur les enjeux et contraintes politiques de l’action et du discours humanitaires se dessine. Plutôt qu’asséner des principes ou réitérer des idéaux, Rony Brauman fait le choix de s’interroger sur les limites d’une forme d’action dans laquelle il reste engagé.

Juif né à Jérusalem en 1950, Rony Brauman, élevé dans "l'idéal sioniste", a par ailleurs de longue date exprimé ses doutes et ses interrogations sur le sionisme "mouvement de libération nationale et mouvement colonial à la fois", ce qui lui vaudra d'être qualifié de "traître" par Alexandre Adler. Il s'est également fortement opposé aux thèses développées notamment par Alain Finkielkraut tendant à assimiler toute opposition à la politique d'Israël à l'antisémitisme.

Ancien président de MSF dont il est aujourd’hui un conseiller, professeur associé à Sciences Po Paris, directeur du Humanitarian and Conflict Response Institute de l’université de Manchester, il s’est fait connaître par la liberté de sa réflexion sur la question humanitaire, les droits de l’homme et la politique.

PAF : 4€ / 2 €


Edition d'un DVD

Faut-il pénaliser les négationnismes ?

Le 19 décembre 2006, l'Institut Marcel Liebman, la revue Politique et l'Union des Progressistes Juifs de Belgique organisaient un débat contradictoire sur la question de la prohibition légale des négationnismes. Olivier Corten, Edouard Delruelle, Ahmed Insel, Pieter Lagrou et François Roelants du Vivier allaient échanger des arguments sur les principales questions soulevées : La lutte pour la préservation de la mémoire des génocides du passé entraîne-t-elle la nécessité de pénaliser la négation de ces génocides ? Peut-on traiter différemment les génocides subis par les Juifs d’une part et les Arméniens et les Tutsis d’autre part ? Est-il légitime de « judiciariser le passé » en créant le délit de négationnisme ? La pénalisation de la négation des génocides constitue-t-elle un élément indispensable dans une stratégie de prévention de futurs génocides ? Ou, au contraire, ne présente-t-elle pas un risque majeur en ouvrant la voie à l’instrumentalisation politique des « vérités historiques » ?
L'essentiel du débat est désormais disponible en DVD

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L’Institut Marcel Liebmann soutient le manifeste « Une autre voix juive s’impose » rédigé par un collectif d’intellectuels juifs. Il  vous soumet le texte qui à fait l’objet d’une carte blanche publiée dans le journal « Le Soir » du  15 mars 2007.

Par cet appel ces intellectuels d’origine juive s’adressent tout particulièrement à leurs autorités nationales et aux autorités européennes.

Des déclarations semblables ont été diffusées en Allemagne et en Grande-Bretagne. Elles se trouvent sur les sites

Allemagne : http://www.schalom5767.de/

et

Grande-Bretagne : http://jewishvoices.squarespace.com/ .

Vous pouvez soutenir ces initiatives et approuver le manifeste qui suit en vous joignant à la liste des signataires.

Lien vers le manifeste et le formulaire de signature : http://dev.ulb.ac.be/~pcenicco/tef/collectif_ij/


 

Parutions :

"Entre histoire et politique. Dix portraits"

Textes choisis et introduits par Jean Vogel.

 

Pour Marcel Liebman, « le propre de l’historien est de dire ce qui a été, sans plus de respect pour les fétiches, les princes et les bonzes » et non de « sauvegarder les apparences de l’impartialité, prétendre à l’absolue sérénité et se soumettre aux exigences du conformisme académique ». Cette volonté de  « faire œuvre de démystification » représente le fil rouge rassemblant ces portraits de dix personnalités politiques marquantes du XXe siècle : M. Begin, L. Blum,  Ch. de Gaulle, J. Jaurès, N. Khrouchtchev, V. Lénine, Mao Tsé-toung, P.-H. Spaak, L. Trotsky et E. Vandervelde.

En écrivant ces esquisses biographiques, Marcel Liebman se confrontait à son tour à la difficile tâche de trouver un équilibre adéquat entre l’exigence de fixer son attention sur un individu et celle de restituer au social ce qui lui appartient.

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Editions Page deux - Fondation Marcel Liebman  Collection "Cahiers libres"

Cette correspondance autour de la guerre dite des 6 jours en 1967 entre deux intellectuels marxistes restitue les tensions de la pensée de gauche sur la question israélo-palestinienne. Ralph Miliband et Marcel Liebman étaient tous deux nés à Bruxelles, d’origine juive et partageaient un même engagement socialiste. C’est toutefois à Londres qu’ils se lieront d’amitié : Marcel poursuivait ses études à la London School of Economics où enseignait Ralph. Leur controverse sur le conflit israélo-palestinien sera sans doute l’épreuve la plus difficile que traversera leur complicité intellectuelle. Marcel Liebman est assurément le plus intransigeant  des deux à l’égard d’Israël. Leur échange de vues, aussi réfléchies que passionnées, à propos du conflit et des formules « d’Etat Juif d’Israël », « d’Etat démocratique et laïque de Palestine » ou « d’Etat binational », débouchera finalement sur un accord en faveur de la coexistence de « deux Etats ». Les arguments échangés par les deux amis n’ont pas fini de diviser la gauche. En remontant aux racines de la controverse, cette correspondance éclaire ses enjeux.

Commandez ce livre

Le dilemme israélien. Un débat entre Juifs de gauche.

Lettres de Marcel Liebman et Ralph Miliband
Sélection, introduction et épilogue de Gilbert Achcar

 
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